Vendredi 23 Janvier, 00h12Je suppose qu'en bon observateur, tu auras remarqué que j'ai un retard d'un mois sur les évènements relatés. Et je suppute qu'en tant que fan incoercible de mon blog, tu te demandes pourquoi. Eh bien avant de te relater mon incroyable Nouvel An, laisse-moi t'expliquer... Le mois de Janvier, pour les prisonniers de la fac, n'est en rien lié à une quelconque période de joie et de festivités.
Faut pas pousser Merlin dans les mandragores, quand même. Pour les étudiants qui m'entourent
(dont je fais sûrement partie d'un point de vue strictement officiel) c'est la période dite des examens. Qu'est-ce que le point d'organiser une batterie d'examen le jour de l'An je te le demande. Mais bref, tout cela pour t'annoncer que
je n'avais pas le temps de badiner virtuellement avec toi mais que je compte bien m'y remettre.
En fait, les examens en eux-mêmes sont la partie noire de l'iceberg (oui j'invente des expressions c'est mon blog je fais ce que je veux
va te faire chloroformer). Déjà leur pondération est douteuse, réduisant trois cents pages de cours sur huit points et consacrant le reste à l'introduction que personne n'a pris la peine de lire
puisque les intros ça sert à rien. Nonobstant, les examens universitaires c'est un peu comme le bac en vingt fois pire sauf que personne t'encourage puisque personne s'attend à te voir réussir. À part ceux qui sont pas à la fac, mais ceux-là ils t'énervent trop à se plaindre du lycée dans lequel finalement t'aimerais bien retourner qu'on s'en fout. Toutefois tu restes optimiste, te répétant chaque matin (à 5h30 du mat')
« Youhou ! Celui-là je le sens bien, j'suis sûr je vais le passer ! =D » alors qu'en fait ben non. Au final les exams, c'est passer 34 heures dans un amphi délabré que t'étais persuadé qu'il existait pas alors qu'en fait oui, mais t'étais certain qu'il était en démolition ou conservé comme
site historique ; dispersé dans ledit amphi sur une tablette de 40 centimètres à peine (j'ai mesuré en littérature) envahis aux trois quarts par des piles de feuilles auxquelles tu ne comprends rien parce que rien n'était dans le cours (surtout pas la cathédrale des Spires et la relation interdite entre
César et Napoléon à l'insu de Jeanne d'Arc). C'est aussi deux néons qui clignotent juste au-dessus de toi et te font ressortir avec le blanc des yeux rouge plume comme si tu te les étais pourfendus pour rester éveillé, cependant que les profs te rappellent le temps restant toutes les cinq minutes puis t'abordent en te demandant le silence parce que, vu que tu manges pas tellement t'es stressé et pressé quand tu te lèves en pleine nuit pour relire tes cours, ton estomac hurle à la mort et est
susceptible de transmettre des réponses codées à tes condisciples même si ta feuille est vierge.
Mais avant et après l'enfersurterre.com, il y a la plus belle invention que Merwyn ait créé sur la Deuxième Terre, au même titre que les sapins qui sentent bons et les chaussures aquarium : les vacances ! 'Fin... En fait, c'est après que j'ai découvert que les deux semaines précédant la session étaient censées nous servir à étudier, cependant je pense les avoir mieux rentabilisées en les remplissant de films, bouquins, vols de sacs et en
invitant ma chérie chez moi pendant une semaine. Je t'avais déjà dit que lorsque deux Luxiens se croisaient, ils déformaient la réalité autour d'eux ? Maintenant tu le sais, et je ne saurais trop te conseiller d'inviter deux Luxiens chez toi la prochaine fois que tu voudras rendre un instant...
bizarre.
Car en effet, sous ce titre qui peut t'apparaître assez peu évocateur se cache en fait une longue histoire pleine d'aventures, d'égarements, de découvertes, de fous rires et d'amour. En jeune amoureux et
nouvellement fiancé depuis la Toussaint, mercimerci, le jeune Hyde commence par patienter des heures sur le quai avant de voir atterrir sa bien aimée et la valise-cachalot qui lui sert de bagage
dans ses bras et sur ses lèvres (*.**.*). C'est après une nuit de
tuvoiscequejeveuxdire retrouvailles que l'idylle commence. Une idylle Luxienne va au-delà des bisous, des câlins et des mots d'amour. Ça va au-delà aussi d'une
redécoration entière de studio pour Noël avec une déclaration sur chaque mur et des guirlandes romantiques (je sais ça paraît génial comme ça, mais en vrai j'ai passé ma journée dehors à -80 C° à
glander manger au Quick donc bon, n'empêche que maintenant mon antre est trop belle grâce à ma Thy
^^). Tout en se gavant de Grey's Anatomy dont le contenu est encore trop douloureux à relater pour votre conteur, de « Peach ! », Fnac, noyé le poisson rouge de Hyde pendant que sa chérie s'horrifie de découvrir que
son fiancé n'a jamais mangé de vers de terre, avant de déclarer aussi prestement :
« Je suis l'Esprit Vide u_u » (le tout sans aucune substance illicite), les deux calamités se dirigent au cinéma. Non sans déjeuner dans la crêperie la plus chère du royaume
(et là je me suis vendu) aux côtés de chiens clandestins et vieilles paysannes liftées et ne payer que pour se donner bonne conscience, confondre des escalators avec un alligator à cause d'une abeille et opérer un attentat au siège piégé dans la salle devant la totalité des spectateurs (autrement dit quatre personnes : c'est bondé), le film se passe sans grand incident. En fiancé parfait, Hyde retente ensuite
l'expérience des crêpes en cambuse, expérience qui, au bout du troisième essai, se solde par une réussite totale *fier* (Il pense depuis à se lancer dans une crêperie, mais les murs lui font mal). Pour finir l'année en beauté, nos deux âmes-soeurs tentent vainement de se rendre à la patinoire, toutefois il semble que les jeunes fiancées éprouvent
quelques problèmes pour ouvrir l'½il avant 15h du matin, probablement parce qu'elle ne dormentpasdelanuit (du verbe nepasdormirdelanuiter, premier groupe.)
Mais tout cela n'est rien comparé au passage à
l'An (deux milles) neuf. Hyde et Thy, en parfaits anormaux de la société, décident d'opter pour le Nouvel An en
mode médiéval. Tu ne connais pas ? Laisse-moi t'expliquer... Le trajet en lui-même est peu commun, dans le sens où quand tu pars fêter la nouvelle année (drôle d'idée avec du recul) tu ne t'attends pas à
exploser ta voiture contre un mur. Mais comme ton hôte et sa promise sont trop forts, ils survivent au crash, se dirigent vers l'auberge en question et... se font arrêter par
un énorme gus en armure, équipé d'une claymore et d'une vieille voix coincée sur la question : « Vous connaissez le mot de pâââââââsse ?! » en mode Grosse Dame.
« Non O.o »
«
Correct ! Vous pouvez passer. »
Quand t'es menacé par une épée de deux mètres de long et que tu crèves de faim, tu discutes pas et tu passes. Les accueils suivants sont ceux de ce traître de Templier et de Bonnemine, gérante de la ferme qui te fait gagner une bouteille d'hypocras à l'aide de questions trop dures du genre
« Est-ce que le roi Arthur avait une tête ou non ? Un indice : la réponse n'est pas non » et dont la réponse est toujours une phrase complète et bien construite du genre
« Mordred ». Ce n'est qu'après avoir rempli son office d'interprète runique pour toute la tablée qu'Hyde prend enfin le temps de se délecter du physique de déesse de la créature avec laquelle il va bientôt se marier, radieuse tel le soleil qui manque de le faire choir de ses nougats à sa vue. La nouvelle année se célèbre finalement à grands coups de bardes bourrés et de ménestrels schizophrènes dissimulés dans les vestiaires à fredonner de la techno (et en volant des cornes aussi) pour se terminer la nuit dans
un manoir recopié sur la chambre de Wendy Pan. La suite faisant partie intégrale de leur vie
sexuelle privée, ça ne te regarde pas.
Bref, beaucoup de blabla pour dire que m'est avis que
cette année commence mieux que son prédécesseur. Affaire à suivre.
Hyde Jarkerrym
♪ Jason Mraz – I'm Yours ♪